dimanche 3 juin 2007

Variaton usée #9 : ...

Évidemment, qui ne s’est jamais posé la question de ce que pouvais être la mort, de se que pouvais être sa mort. Je me souviens, enfant, elle prenait l’aspect d’un oiseau tombé de son nid ou d’une gerbille couchée en boule dans un coin de sa cage, froide et rigide.

Jeune universitaire, nous passions des heures enflammées a discuter, gonflé de notre pseudo savoir, de notre supérieure intellectualité, de la fin de soi. De la fin dans l’espace comme dans le temps d’une énergie ou encore du néant ou encore de toutes ces absolues vérités réconfortantes concernant celle-ci, inculquées pas nos pairs qui ont crées des religions pour ainsi apaiser un tant soit peu leur âme.

Je crois qu’aucun mystère ne mérite qu’on s’y attarde vraiment, sauf peut-être celui-ci et peut-être l’amour. Oui, je crois que ces deux aberrations méritent qu’on y réfléchisse un moment, qu’on en discute puis qu’on continue à arroser notre belle pelouse verte, il ne faudrait pas qu’il y est trop de pissenlit tout de même. Cela nous rappellerait peut-être trop qu’on les mangera bien assez tôt par en-dessous.

Donc, l’amour et la mort. La mort et l’amour. Les deux déesses seraient-elles intimement liées? Et si dans tout don de soi a-travers les cris, la jouissance, la sueur, les tremblements nous mourrions a petit feu. Regardez ces gens pures, ceux qui ont donné leur vie et leur sexe a Dieu. N’ont-il pas l’air désespérément jeune. N’ont-ils pas, malgré leur âge, cette vivacité dans l’œil qui rappelle une enfant.

Et si dans chaque mouvement amoureux, dans chaque mouvement de hanche enfiévré, dans chaque orgasme, nous goûtions a une parcelle de la mort, un peu? A la petite mort? Alors, l’étendue de celle-ci serait merveilleuse et absolue. Car y a –t-il moment ou l’on ne se sent plus en vie que quand des mains tremblantes parcourt notre corps, qu’une langue chaude et humide caresse notre bouche en quête d’une parcelle d’âme, qu’un sexe droit, dur et palpitant fouille nos entrailles. Mais ce moment de vie est bien vite perdu et nous rapproche d’une finalité...de notre finalité.

2 commentaires:

Lui a dit…

...

Lui ( ... )

Ps: ...

Anais a dit…

... .. ...... .... ....
.. .... ...... . .. ...
(tu parles le morse aussi?)